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Communiqué de presse : 23 Mars 2011 Version imprimable Suggérer par mail

« Leurs crises, nos solutions », dernier ouvrage de l’altermondialiste Susan George, présenté et discuté à la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales de l’Education-Formation le mercredi 23 mars 2011 à 17h.

Dans le cadre du rendez-vous mensuel « CAFECO », organisé conjointement par l’Association Marocaine des Sciences Economiques (AMSE) et la Fondation, le livre « Leurs crises, nos solutions »  de Susan George s’est trouvé au cœur de la discussion. Présenté par Susan George et discuté par Mehdi LAHLOU, président de l’ACME-Maroc, ce livre traite des crises que traversent de nombreux pays; que ce soit l’effondrement de l’économie et des finances mondiales, la pauvreté ou les inégalités croissantes depuis trente ans, le combat pour accéder à l’eau et à la nourriture de millions de gens mais aussi le réchauffement climatique…

Toutes ces crises procèdent, pour Susan George, des mêmes politiques néolibérales mises en œuvre dans le monde par les mêmes acteurs réunis sous l’aile de ce qu’elle appelle « la classe de Davos ». Il s’agit d’une classe qui contrôle l'appareil productif mondial et les Etats pour les mettre au service de leurs intérêts. Ses membres constituent un monde où la finance détermine l'économique qui détermine le social. Et la planète doit s'arranger avec cela.

Pour Susan George, les crises s’aggravent mutuellement et pourtant aucune n’est une fatalité pour autant qu’on en inverse les termes pour « un new deal vert ». Nous pourrions jouir d’un monde propre, vert, riche et juste où chacun vivrait dignement, précise -t- elle.

Elle estime que pour sortir de la crise structurelle que nous traversons, nous devons opter pour les moyens propres à renverser la logique qui gouverne les affaires du monde, qui consiste à placer la Finance au cœur de nos préoccupations et soumettre l’Économie à l’empire de la Finance, la Société à celui de l’Économie, et enfin la Planète à la satisfaction des besoins sociaux. Renversant l’ordre des facteurs, elle propose de donner la priorité à la Planète (et donc d’abord à la protection des ressources rares), puis de répondre, après avoir satisfait aux exigences environnementales, aux besoins de la Société, de prendre ensuite les moyens économiques de la satisfaction de ces besoins-là, et d’y adapter finalement la Finance internationale – une Finance délibérément régulée dans cette perspective.

Le succès d’un « New Deal vert » passerait également par des mesures simples mais nécessaires pour contrer les appétits immenses de la « classe de Davos » : abolition des paradis fiscaux, transformation des agences de notation en sociétés publiques, interdiction des produits dérivés qui incitent à la spéculation et à la prise de risque. Susan George remet aussi au goût du jour la proposition de nationaliser l’industrie bancaire — elle emploie à ce sujet l’expression de « socialisation des banques » — afin de lui imposer un cahier des charges l’obligeant à financer notamment l’économie verte.

Le débat, animé par le professeur Noureddine El Aoufi, a permis d’éclairer et de tempérer les propos de Susan George. Les différents intervenants ont salué le diagnostic et les solutions proposées par l’auteur, qui argumente ses idées par des chiffres et des données scientifiques dans un style académique et compréhensible par le grand public. A travers l’échange avec le public, trois idées force sont ressorties :

-          Assigner la responsabilité de toutes les crises à une centaine de personnes, réunies au club de Davos, est sujet à discussion. La responsabilité incombe également aux détenteurs du pouvoir politique, largement dominé par les financiers, qui ne s’intéressent plus à la création de la valeur économique ou sociale. Elle incombe également au déficit institutionnel au niveau de la gouvernance mondiale, au déficit d’une élite qui manque de cohérence intellectuelle et politique et de courage décisionnel. La finance seule n’est pas à l’origine de toutes les crises (écologique, alimentaire, économique, politique)…Elles  sont principalement l’émanation d’une crise de valeurs et d’une crise morale.

-          La nécessité de protéger le système écologique, de refuser la marchandisation de ses composantes telle que l’eau et de la hisser en bien commun de l’humanité. Qui dit bien commun de l’humanité, ne veut pas dire forcément un bien gratuit.  Toutefois, sa gestion ne doit pas être attribuée à des capitalistes dans le but du bénéfice financier.

-          Quel sera l’avenir du capitalisme devant toutes ces crises ? sont-elles le signe de la mort du capitalisme libéral ou assisterons-nous à un nouveau départ ?

M. Bouslikhane, professeur à l’Institut National d’Aménagement et d’urbanisme, précise que la force du capitalisme est dans sa capacité à récupérer les nouvelles idées et à se les approprier. Le capitalisme se renforcera en s’appuyant sur les meilleures idées produites par les mouvements altermondialistes ou autres….

L’AMSE en bref :

L’Association Marocaine des Sciences Economiques est créée pour un objectif exclusivement scientifique. Elle se propose de favoriser le progrès de la science économique en développant la recherche, en diffusant les résultats de celle-ci et en multipliant les rapports entre économistes. Elle est actuellement présidée par Noureddine EL Aoufi, universitaire et économiste de renommée.

Pour atteindre son objectif, l'AMSE organise des conférences, tables rondes, séminaires et colloques…. Elle constitue des équipes de recherche et de conseil, édite des publications économiques et accorde des prix destinés à récompenser des travaux scientifiques. Pour plus d’information, consulter http://www.amse.ma/.

L'ACME-Maroc en bref :


L’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau-Maroc est une association à but non lucratif. Elle a pour but de soutenir et de promouvoir:

·         La reconnaissance juridique explicite locale et universelle du droit inaliénable de toute personne à l’eau et à l’assainissement.

·         La reconnaissance du statut de l’eau comme un bien public universel.

·         L’adoption d’un cadre juridique consacrant la propriété publique de l’eau et sa non privatisation.

·         La prise d’initiatives citoyennes pour la protection de l’eau, en particulier de l’eau potable, et la revitalisation des ressources aquatiques.

·         L’usage durable de l’eau notamment par la lutte pour l’économie de l’eau et contre toutes les pollutions et tous les gaspillages qui l’affectent et ce, dans tous les domaines: agriculture, industrie, tourisme, services, loisirs, etc…

·         La promotion de projets éducatifs et pédagogiques ainsi que d’actions de sensibilisation des enfants et des jeunes aux questions relatives au droit et à la gestion de l’eau.

 

La promotion de la solidarité Nord/Sud et du partenariat entre les collectivités et services publics et entités communautaires locales pour le financement des projets d’accès à l’eau et d’assainissement en faveur des populations démunies.

 

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